Il s’est approché dans le jardin en face de la fenêtre s’arrête à quelques pas , regarde aux alentours puis se retourne ; il se glisse de sorte que son visage dans l’ombre se confonde dans les pétales bleues des fleurs. Il saisit son sac dont la bandoulière s’est coincée entre deux branches , qui craquent ; de l’arbre , la flamme vacille et s’éteint.
« Qui est là ? Répondez ! » dit elle apeurée.
Immobile, le briquet à la main, sculpte l’obscurité, lorsque sa sœur avance vers sa cachette la tête inclinée, il sourit.
« Anne …
-Anne ! »
Le même appel au même moment, et de tous les bruits de la maison elle n’entendit que ce mot résonner dans sa tête comme si elle ne le connaissait pas. Il la prise dans ses bras et sans parler, posa sa joue contre la sienne ; huma l’odeur de ses cheveux, utilisa sa laine pour se réchauffer.
« Tu as eu peur dit il, te perdre encore serait trop dure, ne t’inquiète pas…
Un hibou s’envola, quelle belle soirée que celle-ci ! Où les étoiles sautent de branche en branche mais ne touchant aucun cœur sous peine de les brûler séparément.
« Comment es tu venu de si loin ? »
Marie 3D7